cessions small-cap françaises
Portfolio technique M&A
Epoch Associés est né d'une question : l'exécution M&A small-cap est-elle automatisable ?
Pendant trois mois, nous avons travaillé sur Epoch Associés : un cabinet d'exécution M&A assistée par IA pour des mandats de cession français de 500K€ à 10M€ EV. Les différents POC n'atteignent pas encore les standards attendus en M&A ; le projet est donc mis en attente. Cette page documente ce qui a été construit, ce qui fonctionne, ce qui bloque et ce que cette expérience démontre.
Objectif du portfolio : documenter le travail réalisé sur Epoch et permettre à un banquier de comprendre ce qui fonctionne, ce qui bloque, et pourquoi je candidate maintenant à des rôles M&A.
spécifications, architecture, validation métier
trois mois de build intensif sur le POC
POC réels, qualité finale encore insuffisante
Pourquoi tenter ce projet
Le small-cap a besoin de rigueur bancaire, mais pas du modèle de coûts d'une banque d'affaires.
Sur un mandat à 2M€ EV, les honoraires ne financent pas une équipe MD / Director / VP / Associate / Analyst pendant six à neuf mois. Le risque est connu : moins de préparation, moins de recherche acquéreurs, moins de structuration, donc un taux de succès au closing en chute libre.
Le coût de production ne colle pas
Un mandat small-cap peut payer 80-150K€ de success fee. Une équipe IB complète coûte vite 40-60K€ par mois. L'équation ne tient pas si l'on reproduit le modèle mid-cap.
Le travail junior reste indispensable
Sourcing, collecte documentaire, recherche d'acquéreurs, comparables, préparation de trames, rédaction initiale : ce travail détermine la qualité du processus, mais il est difficile à rentabiliser sur les petits dossiers.
Le banquier ne doit pas disparaître
Le jugement commercial, la relation dirigeant, la négociation et la décision finale restent humains. Le projet vise la production, pas l'autorité.
Ce que le POC a vraiment testé
Avant d'automatiser un mandat, il fallait transformer le métier en système.
L'intérêt d'Epoch Associés n'est pas l'IA en soi. C'est la formalisation d'un processus M&A largement tacite : quelles données demander, quelles sources croire, quel livrable produire, quand bloquer, quand escalader, et quelle décision doit rester humaine.
Tacite → explicite
Transformer les gestes métier en entrées, sorties, critères de qualité et points de validation. Sans cette couche, le système produit du texte ; avec elle, il devient auditable.
Production → blocage
Un module ne doit pas seulement générer un pitch, un datapack ou une shortlist. Il doit aussi savoir refuser de sortir si les sources, la valorisation ou la logique acquéreur sont insuffisantes.
Correction → mémoire
Une correction banquier ne doit pas rester une retouche locale. Elle doit être captée, classée et réutilisée pour durcir le module concerné sur le dossier suivant.
Carte de transformation
Le mandat devient une suite de portes de contrôle.
La démonstration importante n'est pas qu'un LLM peut rédiger. C'est qu'un geste M&A peut être découpé en contrat de module, contrôlé par des garde-fous, puis arbitré par le banquier.
Geste métier
- Qualifier une opportunité
- Préparer un pitch
- Retraiter un EBITDA
- Construire une liste d'acquéreurs
- Rédiger un IM
Contrat module
- Entrées identifiées
- Sources assignées
- Livrable attendu
- Statut live / test / spec
- Responsable humain
Garde-fou qualité
- Citation obligatoire
- Tag de fiabilité
- Contrôle des contradictions
- Devil's Advocate
- File HITL
Décision
- Approuver
- Corriger
- Bloquer
- Escalader
- Envoyer soi-même
Ce qui a été construit
Une chaîne de modules assistée par IA, pas un chatbot.
L'IA est assumée, mais encadrée. Epoch Associés a été conçu comme une chaîne de modules : chaque module reçoit des données, produit un livrable et doit passer par une validation humaine. Le point important est la décomposition du processus M&A, pas une promesse de génération automatique.
Base de prospects et annonces structurées à partir de portails et d'open data française.
Base acquéreurs française avec faits financiers et matching déterministe.
Pitch, atelier management, datapack, business plan, valorisation, matching acquéreurs, rédaction IM.
Cockpit, runs API, runner, files de validation et principe No Send Ever.
Statut revu manuellement : les modules en test ou en spécification ne sont pas présentés comme live.
Architecture
Chaque brique répond à un risque concret de dossier.
Fuite de données entre mandats, chiffre halluciné, coût d'API, source non traçable, email envoyé trop tôt : les choix techniques ne sont pas décoratifs. Ils découlent des contraintes M&A.
Lecture: risque métier, brique technique, puis modules dépendants. Cliquez sur une brique pour ouvrir le détail.
PostgreSQL, Qdrant et Neo4j structurent les faits, les sources et la mémoire de correction.
Recherche hybride, citations obligatoires et lineage évitent le chiffre plausible mais faux.
Docling, Excel et HTML -> PDF transforment les données en livrables contrôlables.
HITL, No Send Ever, circuit breakers et observabilité empêchent la sortie automatique.
Aucun email n’est jamais envoyé par un agent. Ni maintenant, ni en V2, ni jamais. Le banquier envoie.
Chaque chiffre de chaque livrable doit être traçable à une source avec un tag de fiabilité.
certifié (comptes audités) / déclaratif (déclaré par le management) / estimé (calculé par l’agent) / web_public (scrapé de source publique).
Chaque output d’agent transite par l’onglet Analyste du CRM. Rien n’atteint le monde extérieur sans validation humaine.
Si la même section est révisée 3x, escalade vers le banquier. Si la confiance est en-dessous du seuil, afficher « non disponible » plutôt que deviner.
Un agent contradictoire challenge les livrables du point de vue de l’acquéreur. Signale les problèmes par sévérité : critique / significatif / mineur.
Pipeline
Le périmètre réel s'arrête au mémorandum. Le closing reste chez le banquier.
Les modules couvrent l'origination, le pré-mandat et la production des livrables jusqu'à l'IM. Les étapes post-IM existent surtout comme spécifications ou briques partielles ; elles ne doivent pas être présentées comme un processus autonome de closing.
- 01Sourcing
- 02Pitch
- 03Mandat
- 04Workshop
- 05Datapack
- 06BP
- 07Valo
- 08Acquéreurs
- 09IM
- 10Post-IM
- 11Q&A
- 12Dataroom
- Cascade de résolution d’entités à 3 niveaux (matching flou déterministe, puis Qwen 32B local, puis modèle frontier via OpenRouter). Chaque niveau ne se déclenche que si le précédent échoue.
- Module de déduplication pré-ER pour éviter de payer 3x la même entreprise provenant de différents portails.
- Résolution d’URL : cascade à 4 niveaux (Pappers, Google, agrégateurs, manuel).
- Enrichissement LinkedIn via Playwright (signaux de recrutement C-level, indicateurs de croissance).
- Sourcing froid : recherche multicritères sur INSEE/INPI pour trouver 5K-15K PME probablement cessibles mais non référencées.
- PostgreSQL avec recherche plein texte + extension earthdistance pour les requêtes géographiques.
- Conversation-first : le banquier décrit le dossier en langage naturel, l’agent planifie et exécute de manière autonome.
- Appelle Agent Info Publique (recherche complète de données publiques), Module Buyer Research (liste préliminaire d’acquéreurs), Module Valo (fourchette de valorisation préliminaire).
- Structure d’equity story propriétaire Epoch : Genèse & Légitimité, Pourquoi maintenant, Valeur cachée, Potentiel de croissance, Univers d’acquéreurs, Contexte de valorisation, Processus & Calendrier.
- 20 taxonomies de mise en page (12 standard + 4 premium + 4 innovation).
- Audit des chiffres : chaque nombre tracé à sa source, qualifié par fiabilité (certifié / déclaratif / estimé / web_public).
- Circuit breaker à 3 révisions : si la même section est révisée 3x, escalade vers le banquier.
- L’entreprise passe de son vrai nom (« Plombier Dupont ») à un nom de code mythologique (« Projet Hephaistos »).
- Arborescence fichiers synchronisée via Google Drive desktop (montage de volume Docker en dev, rclone en prod).
- deal_id devient l’identifiant canonique à travers tous les modules, bases de données et namespaces vectoriels.
- Suivi des NDA et gestion de la confidentialité intégrés à partir de cette étape.
- Pipeline en 8 étapes : ingestion info publique, ingestion docs client, analyse de couverture, détection de contradictions, validation HITL du brief, génération de trame alimentée par RAG, génération de livrables, boucle de rétroaction post-workshop.
- Deux versions de livrables : interne (notes banquier, alertes, angles stratégiques) et externe (version propre, envoyée au management).
- Détection d’obsolescence : si de nouvelles informations arrivent entre le Workshop 1 et le Workshop 2, la trame s’adapte automatiquement.
- Le Workshop N+1 ingère la synthèse du Workshop N.
- Détection de contradictions entre sources publiques et documents client.
- Ingère les liasses fiscales PDF, grands livres Excel, fichiers FEC.
- Classification des documents par LLM (formulaires fiscaux 2050, 2051, 2052, 2053).
- Extraction PDF via Docling (IBM, licence MIT) pour les tableaux structurés.
- Zéro valeur en dur : chaque cellule du classeur de sortie est une formule (SUMIF, INDEX MATCH).
- Chaque retraitement signalé pour validation HITL avec justification et référence source.
- Traçabilité des sources : onglet dédié mappant chaque chiffre à (fichier, page, cellule, date d’extraction).
- Agent Devil’s Advocate qui challenge chaque retraitement du point de vue de l’acquéreur.
- 4 agents : Diagnostic (compréhension du dossier alimentée par RAG), Builder (construction Excel), Reviewer (validation déterministe des formules), Devil’s Advocate (challenge contradictoire du point de vue acquéreur).
- 7 moteurs de décomposition du topline : top clients + reliquat, volume x prix, bridge ARR (SaaS), analyse de cohortes, pipeline commercial, multicanal, personnalisé.
- Anti-hallucination à 4 niveaux : parsing structuré (pas de RAG sur les chiffres), scoring de confiance par hypothèse RAG, garde « non disponible » si en-dessous du seuil, agent Reviewer indépendant.
- Points de contrôle HITL entre chaque phase. Le pipeline ATTEND la validation (heures, jours). État persisté en base.
- Branche A (toujours active) : 400K transactions issues de MAKB + CFNews. ~15-25 % avec multiples divulgués. Cascade de recherche à 3 niveaux : filtres SQL stricts, SQL assoupli, recherche sémantique avec re-ranking par cross-encoder.
- Branche B (conditionnelle) : données de marché en temps réel via yfinance. Décotes obligatoires : DLOM (20-35 %), décote de taille (5-30 %). Toutes les formules en Excel natif. Ignorée si moins de 3 pairs.
- Branche C (conditionnelle, EBITDA >= 1M) : modèle de LBO inversé. 2 familles de templates (885 lignes standard, 606 lignes alternatif). Tables de sensibilité : multiple d’entrée x multiple de sortie vers TRI.
- Synthèse : football field. Validation croisée : si les comparables boursiers divergent de > 30 % des comparables transactionnels, alerte au banquier.
- Classeur Excel 5 onglets : Synthèse, Comparables transactionnels, Comparables boursiers, Analyse LBO, Hypothèses & Limites.
- Base construite SANS Pappers (INSEE direct, INPI RNE, BODACC, open data).
- Couches d’enrichissement : SIRENE (identité, NAF, effectifs), INPI RNE (dirigeants, âge, chiffres, bénéficiaires effectifs), BODACC (historique d’acquisitions, juridique), marchés publics, géocodage.
- Détection d’acquéreurs en série : analyse de graphe des dirigeants à travers les sociétés + patterns d’acquisition BODACC + scraping de portefeuilles PE.
- 6 types d’acquéreurs : corporate indépendant, PE-backed, fonds PE, search fund, consolidateur, personne physique.
- Descriptions d’entreprises vectorisées dans Qdrant pour le matching sémantique.
- La liste préliminaire d’acquéreurs est produite au stade du pitch. La liste complète est construite en parallèle du datapack/BP/valo, prête avant la mise sur le marché du mémorandum.
- Chaque correction du banquier (ajout/suppression/reclassement) améliore le matching futur.
- Consomme TOUS les modules en amont : Info Publique, synthèse Workshop, Datapack, BP, Valo.
- Deux modes narratifs : sell-side compétitif (processus multi-acquéreurs, pas de prix affiché) et présentation management bilatérale (acquéreur identifié unique, valorisation complète incluse).
- Corpus de CIM : exemples anonymisés, publics ou revus en interne. Couverture sectorielle en expansion au-delà de la tech/SaaS vers l’industrie, le BTP, la santé, le retail.
- La valorisation n’apparaît JAMAIS dans un CIM sell-side compétitif (règle fondamentale du M&A).
- Chaque chiffre exige une citation avec tag de fiabilité.
- Séquençage et suivi de l’approche acquéreurs avec distribution de la process letter.
- Gestion des offres indicatives : comparaison, shortlisting, recommandation du banquier.
- Préparation et planification des présentations management.
- Coordination de la due diligence : constitution de la dataroom avec masquage automatique, routage des Q&A et rédaction de réponses.
- Gestion des offres fermes, comparaison LOI/SPA, analyse de term sheets.
- Email Intelligence (actif en permanence dès le mandat) : deux agents IA surveillent Gmail, classifient, extraient les faits, rédigent des projets de réponse. Agent VP stateful LangGraph avec thread_id = deal_id. Aucun email n’est jamais envoyé par un agent.
- Ces modules sont surtout des spécifications ou des briques partielles et ne doivent pas être présentés comme un processus autonome de closing.
- Ingère les questions acquéreurs depuis le module dataroom ou les emails.
- Route chaque question vers la source pertinente : datapack, BP, synthèse workshop, ou management.
- Rédige les réponses avec le même pipeline RAG hybride (Qdrant + reranking + citation guard).
- Chaque réponse validée par le banquier avant diffusion. require_citation=True.
- Détecte les patterns de questions entre acquéreurs pour identifier les préoccupations.
- Construit une base de connaissances Q&A cumulative réutilisable entre dossiers.
- Scanne les documents uploadés pour les données personnelles, noms de clients, données salariés et termes commercialement sensibles.
- Masquage rule-based + assisté par LLM avec niveaux de sensibilité configurables.
- Génère des versions masquées et non masquées avec audit trail.
- Support des cercles de confidentialité : niveaux de masquage différents par catégorie d'acquéreur (stratégique vs. financier vs. individuel).
- S'intègre au pipeline de constitution de dataroom du module post-mémorandum.
Contrôle humain
Le garde-fou central : aucun livrable externe sans validation.
Le cockpit est la surface qui rend le système opérable. Les agents préparent; le banquier approuve, modifie ou rejette. La correction devient ensuite un signal durable pour le module concerné.
L'agent produit
analyse, brouillon, retraitement ou recommandation
La sortie entre en file
artefact visible dans le cockpit Analyste
Le banquier tranche
valide, corrige, rejette ; jamais d'envoi automatique
La correction est routée
mémoire, règle métier ou backlog module
| Dossier | Module | Sortie | Il y a |
|---|---|---|---|
| Héphaïstos | Datapack | Retraitement EBITDA | 2m |
| Apollon | Valo | Fourchette transac. | 14m |
| Athéna | Buyer match | Short-list 24 PE | 32m |
| Déméter | IM | Brouillon §Hidden Value | 1h |
Projet Héphaïstos · Datapack financier · retraitement #3
EBITDA retraité 2023 : 1,24 M€ — vs 1,18 M€ en comptes audités. Écart dû à la réintégration des frais management (+42K€) et au retraitement CVAE (+19K€).
liasse_fiscale_2023.pdf · p.4 · formulaire 2052 · ligne FRFEC_2023.xlsx · cell G487 · comptes 6226workshop_2026-04-10.pdf · §3.2 — directionMéthode de valorisation
Trois méthodes prévues; le banquier garde l'arbitrage.
La valorisation illustre la philosophie du projet: transactions comparables comme ancre, trading comparables comme contrôle, LBO comme test de prix. Le système calcule et trace; il ne conclut pas seul.
Les comparables transactionnels sont l'ancre. Les comparables boursiers confirment ou challengent. Le reverse LBO teste le plafond de prix d'un acquéreur financier. Le banquier arbitre les pondérations.
Exemple de livrable
Projet Atlas montre l'intention; il ne doit pas masquer les limites du POC.
Le cas Atlas est synthétique et calibré small-cap. Il sert à rendre visible le type de livrable recherché: recherche publique, valorisation, acquéreurs, logique industrielle. Il ne remplace pas une preuve de production sur un mandat réel.
Limites actuelles
Le POC est utile pour comprendre le système. Il n'est pas encore un produit M&A vendable tel quel.
C'est précisément pour cela que ce portfolio existe: montrer le travail de structuration, pas prétendre que le système a déjà remplacé une équipe deal.
Qualité livrable
Certains pitches générés n'atteignent pas le standard bancaire. Les garde-fous sources, acquéreurs et valorisation doivent bloquer plus tôt.
Liste acquéreurs
La base est réelle, mais une liste de qualité client exige encore une supervision sur la capacité financière, la logique d'acquisition et la pertinence sectorielle.
Valorisation
L'architecture multi-méthode existe; la preuve robuste sur dossiers réels reste partielle.
Modules aval
IM, email intelligence et post-IM ne doivent pas être racontés comme entièrement productisés.
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Je candidate à des rôles M&A et je peux détailler aussi bien le raisonnement deal que le travail de structuration produit réalisé sur Epoch Associés.